“O Sarko, pourquoi m’as-tu abandonnée ?”

Mercredi 07 avril 2010 à 20h09

Après le calvaire, la mise en croix.  Cette fois, Rachida Dati aura bien du mal à se relever de la “rumeur dans la rumeur” qui la cloue au pilori, depuis quelques jours. Elle a beau s’être défendue comme une lionne, ce matin sur RTL, et avoir lancé comme contre-feu le pugnace avocat Me Kiejman, son compte paraît réglé. Comme si une partie de l’entourage du Président n’avait attendu que cette occasion pour donner le coup de grâce… Pour rompre définitivement le fil ténu de confiance qui la liait encore à Sarkozy.

Ce n’est pas le moindre des paradoxes que les détracteurs de la rumeur se servent eux-mêmes de la rumeur comme d’une arme imparable. On distille dans la presse les conclusions d’un rapport des RG que personne n’a vu. On évoque des écoutes téléphoniques – totalement illégales, si elles existent, et qui nous renvoient à la face noire de la mitterrandie… – sans en révéler le contenu. Tout le monde sait bien – depuis qu’elle confiait qu’elle n’en “pouvait plus”, au Parlement européen – que Rachida parle trop au téléphone… Pour sûr, maintenant, elle va raccrocher.

Et surtout, décrocher de la Sarkozie. Même si la raison de sa disgrâce est sans doute, parmi toutes celles qui auraient pu être choisies, la moins justifiée. Et même si la première Dame de France, Carla Bruni-Sarkozy, a tenté de convaincre, ce soir sur Europe 1, que Rachida “restait une amie”.

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Villepin, Bayrou bis

Mardi 06 avril 2010 à 8h32

On croyait que Dominique de Villepin, par haine personnelle et pour se venger du procès Clearstream, voulait faire la peau à Nicolas Sarkozy. Vision simpliste ! On n’avait pas compris qu’il visait en fait les décombres de la maison Bayrou. Rien de plus clair, pourtant, si l’on décrypte son intervention de dimanche dernier au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. Pour cela, il faut s’arrêter quelques instants sur le positionnement “gaullien”, qui sert d’abord à asseoir Villepin comme le “grand homme” des temps modernes (rappelons qu’il lancera son nouveau parti, pour le moment anonyme, le 19 juin prochain, lendemain des 70 bougies de l’Appel du 18 juin…).

Mais la référence à de Gaulle sert aussi à brouiller les frontières traditionnelles entre droite et gauche, ce qui correspond exactement au marketing politique de François Bayrou, avant la présidentielle de 2007 – avant qu’il n’entame son suicidaire virage à gauche. “Nous avons tous fait des efforts, nous avons constaté les limites de nos politiques respectives, a expliqué Villepin sur RTL. Aujourd’hui, il y a une synthèse possible“. Il faut pour cela que  “droite et gauche” se mettent d’accord “sur une série”des sujets”, comme “une politique de sécurité intelligente, une politique de réduction des déficits, ainsi qu’une réforme des retraites”.

Fin de bipartisme, rassemblement des hommes de bonne volonté : ce sont très exactement les thèmes de campagne de Bayrou Ier. Pas de doute, Villepin espère faire une OPA sur  les 18% que le candidat Bayrou avait obtenus, au premier tour de 2007, avant de dilapider consciencieusement son capital politique. Et ainsi, il pourrait accrocher Sarkozy à un croc de boucher !

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La boîte de Pandore fiscale

Jeudi 01 avril 2010 à 18h31

Pourquoi Sarko ne peut pas toucher au bouclier fiscal ? Et pourquoi les bonnes âmes de droite qui l’y incitent ajoutent à la confusion post-régionales ?

En politique (comme dans la vie), quand on doit manger son chapeau, on pèse toujours le pour et le contre. Exemple : abandonner la taxe carbone a été d’un coût politique relativement minime, pour le Président. Pourquoi ? Parce que l’électorat de droite restait majoritairement hostile à cette mesure et qu’une bonne partie de la gauche l’avait suffisamment critiquée (Cohn Bendit compris), pour être moins crédible en dénonçant son retrait. Enfin, on a vu aux régionales que la chasse en terre écolo ne rapporte pas grand-chose dans les urnes… Bien sûr, il y avait quand même quelques inconvénients : Sarko s’y était engagé personnellement, et ce changement de pied accréditait l’idée d’une « mal gouvernance ».

Mais au bout du compte, deux tiers des Français approuvent le renvoi de la taxe carbone aux calendes grecques…

Pour le bouclier fiscal, il en va tout autrement. D’abord, parce que Sarkozy en a fait un symbole programmatique. Ensuite, parce qu’il touche là une vraie ligne de démarcation entre la gauche (qui estime que plus on est riche, plus on doit payer) et la droite (qui pense qu’il y a un plafond fiscal au-delà duquel il est déraisonnable et inefficace d’aller). Enfin, parce que c’est une des promesses du candidat clairement tenue par le président.

Supprimer le bouclier fiscal, sous prétexte qu’il apparaît particulièrement injuste en temps de crise, présente d’autant plus d’inconvénients, pour Sarko, que cela ne changerait rien

1- ni au déficit abyssal des finances publiques

2- ni à l’état des finances personnelles des 99,99% de Français qui n’en bénéficient pas…

Ajoutons que les députés de droite qui poussent à la roue commencent déjà à dire qu’en contrepartie, il faudrait supprimer l’ISF… Ce qui serait encore plus impopulaire et rapporterait huit fois plus d’argent aux « riches » que l’avantage du fameux bouclier fiscal ! Voilà pourquoi le président a calculé qu’il n’avait pas intérêt à y toucher… Mais la boîte de Pandore fiscale est maintenant ouverte.

(dessin de Plantu dans Le Monde du 2 avril)

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Humoriste sans frontière

Jeudi 01 avril 2010 à 16h15

Depuis l’hilarante affaire Guillon-Besson-Hees, on sait les humoristes sur la sellette. “Jusqu’où peuvent-ils aller”, “Peut-on rire de tout ?”, voilà la grande affaire du moment, alors que justement, les occasions de rigoler ne sont pas légion… On croirait plutôt repasser le bac philo, mais peu importe. Pour éviter de répondre à cette angoissante question, une recette très simple : allez voir l’exposition Mougey “Le Haut du Panier” à la galerie Lefor Openo (*) , à l’occasion de la manifestation “Art Saint Germain des Prés” à Paris. Si vous ne connaissez pas Philippe Mougey, dessinateur, caricaturiste (ancien de Charlie Hebdo) et sculpteur, vous découvrirez avec bonheur cet artiste qui fait de la sculpture humoristique un monument de drôlerie. Et quand on voit Lagerfeld, Bayrou, Johnny ou Le Pen croqués par sa patte vengeresse, on ne se demande pas un instant s’il commet un délit de faciès…

(*) Du 1er avril au 30 mai, 29 rue Mazarine, 75006 Paris.

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Les pro(f)s de la surenchère

Lundi 29 mars 2010 à 14h56

Imaginons l’inimaginable : que se passerait-il, un jour, si les syndicats d’enseignants étaient contents d’une mesure prise à l’égard de leurs ouailles ? Ce serait un véritable cataclysme. Tellement surprenant, tellement inattendu, tellement impensable ! Nous resterions bouche bée. Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, avait pourtant décidé de leur faire une bonne blague : augmenter les jeunes profs. Normalement, c’est dur d’être contre… sauf quand on est un syndicat enseignant.

Là, on crie au scandale. D’abord, la mesure est injuste: les nouveaux agrégés gagneront 259 € de plus, quand les jeunes professeurs des écoles et les certifiés n’auront droit qu’à 157 €… quelle atteinte à l’égalité des droits ! On pourrait objecter que le jeune agrégé a sué sang et eau pour passer un concours plus difficile, qu’il a un niveau supérieur… mais là, ce serait carrément de la provocation.

Ensuite, la mesure ne touche qu’un quart du personnel enseignant. Quel scandale, de donner un coup de pouce aux jeunes ! A la limite, il aurait mieux valu n’augmenter personne… C’est ce que les syndicats martèleront demain matin au ministère. Sûr qu’ils gagneront des voix aux prochaines élections professionnelles…

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Présidentiables, à vos marques !

Lundi 29 mars 2010 à 10h42

On savait la liste longue, à gauche, des candidats au fauteuil suprême. Pierre Moscovici, qui a trop peur que la messe ne soit dite, depuis le succès d’Aubry aux régionales, rappelle aujourd’hui dans Le Parisien qu’il n’y a pas de “candidature naturelle au PS.” En clair, ne m’oubliez pas… Ce n’est pas parce que Manuel Valls sort un livre au titre ambigü (Pouvoir), qu’il n’a pas droit, lui, “Mosco”, à faire partie des outsiders !

Mais c’est maintenant à droite qu’on assiste à la multiplication des coming out et des candidatures virtuelles. Sarko sonné, Bayrou KO : il n’en fallait pas moins pour aiguiser les appétits et échauffer les esprits. Villepin, d’abord, qui veut rassembler “tous les Républicains” dans son nouveau parti et fait du “TSS” (Tout sauf Sarkozy) son programme de campagne. On verra s’il gagne plus d’adhérents que le “Dard”, lancé un jour avant lui par Patrick Sébastien. On verra aussi s’il plane plus que le NSD (No Sarkozy Day) du week-end dernier (pour une fois que la toile fait un bide, il faut quand même le signaler!)

Morin, ensuite, qui aimerait bien profiter de la remise en cause du “parti unique” à la prochaine élection. Juppé, qui sort du blog en se disant que la taxe carbone, lui, il saurait la faire. Borloo, qui se dit que l’écologie, ça eut payé, et que ce serait peut-être le moment de faire renaître le radicalisme… Copé, enfin, qui fait comme si son agenda restait  fixé sur 2017. Et pendant ce temps-là, Fillon doit multiplier les interventions pour marteler sa fidélité à Sarkozy, qui reste, rappelle-t-il,  le “candidat naturel” de la droite.  On sait bien que Fillon, lui, n’est que le “collaborateur naturel” du Président…

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Chaises musicales

Jeudi 25 mars 2010 à 12h55

Petite fable contemporaine. Jean-Jacques Aillagon, l’ex malheureux ministre de la Culture tombé au combat de la réforme du chômage des artistes, était heureux au Château de Versailles comme Le Nôtre en ses allées. Il vaquait à ses occupations. Comptait le nombre de visiteurs. Faisait redorer les statues de Neptune. Offusquait le bourgeois tradi en suspendant l’énorme langouste de Jeff Koons au plafond doré des appartements royaux. Son petit luxe à lui. Il ne voulait plus entendre parler de politique, heureux comme un poisson dans les grandes Eaux de Versailles, on vous dit.

Il n’avait pas vu venir le coup des régionales … Un ministre ami sacrifié sur l’autel de la défaite qu’il faudrait recaser avec panache. Et quoi de plus prestigieux que le château de Louis XIV ? Cette fois-ci, Aillagon se rebiffe. S’être fait virer de la rue de Valois par Jean-Pierre Raffarin pour avoir défendu une réforme qu’on l’avait sommé de faire aboutir, avant de la retirer, passe encore ! Mais viré du château de Versailles par Sarkozy, ça non ! Il explique donc publiquement qu’il veut “continuer à servir le château.” Mais le Château, justement, ne veut plus du serviteur… Darcos sera le prochain Roi-Soleil.

Alors, où va-t-on recaser Aillagon ? Début des chaises musicales…

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Dézemmour

Mardi 23 mars 2010 à 18h21

Dur, dur, d’être un abominable homme des neiges. Eric Zemmour est comme un gamin qui teste jusqu’où il peut aller sans se faire taper sur les doigts. Cette fois-ci, il est allé trop loin, s’attirant les foudres judiciaires de la Licra, du MRAP, du Club Averroès, pour ses propos tenus sur Canal+ (selon lesquels “Les Français issus de l’immigration étaient plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants étaient noirs et arabes…”). Le CSA examine aujourd’hui même son cas. Et Le Figaro l’a convoqué lundi à un entretien préalable à son licenciement, comme le révèle notre confrère du Point Emmanuel Berretta. Etienne Mougeotte, le patron du Figaro, a confirmé que les propos polémiques du chroniqueur gênaient le journal, et pouvaient nuire à son image.

L’affaire prend un tour cocasse quand on pense que le SNJ du Figaro va devoir défendre le journaliste menacé (alors même que les propos tenus à Canal + sont condamnés par le Syndicat National des Journalistes!)… Il restera à Zemmour la possibilité de saisir la Halde pour discrimination idéologique… En espérant qu’elle ne soit pas rancunière, puisque le polémiste expliquait récemment,  sur RTL (“Z comme Zemmour”), que la Halde était aussi inutile que nuisible à la société française !

http://www.lepoint.fr/

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4 garçons dans le vent

Mardi 23 mars 2010 à 9h48

Le remaniement d’hier est passé sur les Français comme l’eau sur les plumes d’un canard. Tout juste se seront-ils étonnés qu’on fasse l’ouverture à droite quand la gauche est plébiscitée dans les urnes, après avoir fait l’ouverture à gauche quand la droite régnait en maître sur le pays. Comprenne qui pourra. Les chroniqueurs politiques, sans doute, qui trouvent à ce mini-remaniement des vertus subliminales, et se passionnent pour les manœuvres de second degré qu’il indique.


A défaut de remanier, Sarko manie encore fort bien la carotte et le bâton. Le bâton, c’est donc pour Darcos. Tant pis pour lui, il n’avait qu’à obtenir un meilleur score aux régionales ! On objectera que d’autres ministres ont fait bien pire, par exemple Marie-Luce Penchard au ministère de l’outre-Mer : non seulement, elle n’a pas empêché la Guadeloupe de basculer à gauche, mais ce dès le premier tour, et alors même qu’elle avait crié haut et fort qu’elle « n’avait envie de servir qu’une population, la population guadeloupéenne » ! Trop fort ! Oui, mais elle, c’est un symbole, elle est intouchable. Pas Darcos.


On objectera qu’il ne voulait pas y aller, aux régionales, perdues d’avance face à Rousset. Oui, mais il n’avait qu’à faire comme Bachelot : dire vraiment NON, et il serait encore assis dans son fauteuil ministériel. Ou dire, taper du poing sur la table comme Rama Yade : d’accord, mais pas en Aquitaine ! Mais où alors ? Voilà le péché de Darcos : depuis le début, il a eu la « looser attitude », et Sarko déteste cela.


La carotte, c’est pour ceux que le Président espère faire taire avec leur nouveau maroquin. Mieux vaut avoir un Georges Tron ou un François Baroin dedans que dehors, a-t-il fini par penser. D’autant que Villepin s’apprête à lancer jeudi son parti aux 15 adhérents. Et puis Baroin reste l’éternel « benjamin » que les Français trouvent sympathique. Même s’il risque de prendre quelques cheveux blancs au Budget, le ministère des joyeusetés financières, et d’y prendre des décisions beaucoup moins sympa…

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Lendemain de fête et de défaite (c’est selon)

Lundi 22 mars 2010 à 11h23

Petits correctifs après les résultats définitifs:

1- La droite a trois régions : l’Alsace, la Réunion et la Guyane. Mais tout le monde se moque de l’outre-mer ! Certains journaux n’en ont même pas fait état ce matin (et ce n’est pas l’heure du bouclage qui était en cause). Cela fera plaisir aux Réunionais et aux Guyanais qui vivent en métropole…

2- A gauche, ce n’est pas Ségolène la meilleure, c’est Martin Malvy en Midi-Pyrénées (65% des voix). Mais qu’elle se rassure : Malvy n’a pas l’intention de se présenter aux primaires…

3- Copé et les rumeurs : vendredi, l’insaisissable rumeur faisait de Jean-François Copé un premier ministrable. Comme si Sarkozy allait larguer le très utile Fillon maintenant… Aujourd’hui, on ne le dit plus que ministrable… mais lui répond (sur Europe 1 ce matin) qu’il est plus utile là où il est. Pas fou, Copé !

4- Le sondeur et l’abstention : juste avant le deuxième tour, l’institut CSA prévoyait une abstention à 56%. Résultat des  courses : 48,8%. Cela fait beaucoup, pour une marge d’erreur…

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Les 7 leçons du deuxième tour

Dimanche 21 mars 2010 à 22h01

1- La gauche triomphe. C’est le “printemps de la gauche”, comme dit, lyrique, Martine Aubry, dans son intervention.

2- Oubliée, l’imprudente exhortation au grand chelem : il n’y a que les rugbymen qui ont réussi le leur. La droite avait deux régions, elle en a toujours deux.  Quant au Languedoc-Roussillon, le PS ne peut pas s’approprier le succès de Frêche : cela fait 26-3 = 23. “23, la gauche revient”, nouveau slogan de la droite.

3- Ségolène, meilleure élue de son camp. Ceux qui voulaient l’enterrer vivante vont rembourser le cercueil.

4- Dès demain, les Verts retrouveront leurs chères querelles  internes : pour ou contre “l’Appel” de Cohn-Bendit (lire Libé demain) sur la stratégie 2012

5- La bataille de 2012 a commencé ce soir

6- Sarkozy est toujours meilleur quand il est en difficulté que quand il triomphe (comme Chirac!). Son camp l’attend au tournant. Mais ne sous-estimez pas la bête politique, même blessée.

7- Le Pen a aboli la loi salique. La dynastie va continuer, avec sa fille.

Pour conclure, faisons court, comme TF1 qui avait plié sa soirée électorale à 20h45…

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Je suis une Berlinoise

Dimanche 21 mars 2010 à 10h49

C’est une question que l’on n’a pas posée quand le débat sur l’identité nationale avait encore pignon sur rue : vous qui êtes Français “de souche”, vous arrive-t-il parfois d’avoir envie de prendre une autre nationalité ? Dans ce cas, j’aurais répondu : oui, en ce moment, j’aimerais bien être allemande.

Car j’avoue que la polémique lancée par Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, dans le très francophobe Financial Times, me laisse rêveuse : sus à l’Allemagne, source de tous nos maux économiques ! Si nous allons mal, c’est parce que l’Allemagne va bien. C’est parce qu’elle exporte trop, qu’elle ne consomme pas assez, que ses salariés ne sont pas assez revendicatifs ! Bref, montrons du doigt, non pas le pays malade de l’Europe, mais celui qui affiche une santé enviable ! Celui qui recueille les fruits de sa rigueur passée et de son exemplaire contrat social. Et tout cela après avoir digéré la réunification… C’est curieux de voir Christine Lagarde à contre-emploi… comme si l’un des cancres de la classe européenne (8,2% de déficit pour la France) pouvait se permettre de distribuer des bonnets d’âne.

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