Quand l’émotion change de camp

Vendredi 09 avril 2010 à 21h38

La France entière s’est émue des malheurs infligés aux villages martyres des côtes vendéennes par la tempête Xynthia. La France entière s’est offusquée de ce que des zones inondables, répertoriées comme telles, aient pu bénéficier de permis de construire. Aujourd’hui, les sinistrés de La Faute sur Mer et de l’Aiguillon sur Mer s’offusquent de l’intransigeance de l’Etat qui ordonne la destruction de 1500 logements. Comme si la mémoire du danger avait déjà cédé la place à la défense des droits acquis…

Les mêmes qui reprochaient à l’Etat d’éventuelles négligences veulent aujourd’hui l’attaquer pour abus de pouvoir. Même s’il n’est pas drôle d’être un “boat people” dans son propre pays, on a du mal à suivre ce changement de cap. Et à partager  l’émotion des irréductibles de l’enracinement, qui ne veulent plus qu’on les protège malgré eux …

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Une réponse à “Quand l’émotion change de camp”

  1. beta dit :

    Dominique Bussereau, placide ministre des transports, lui, a changé de camp. Il est prêt à revoir les fameuses zones noires. Le grand homme politique a tout d’abord proposé de lever un nouvel impôt pour panser les plaies des malheureux. Candidat malheureux au Conseil régional -il s’est fait battre à plate-couture par Ségolène Royal- veut sans doute se venger de ces Charentais qui n’ont pas voulu l’élire… En les noyant sous les taxes et sous les eaux ! Qu’en pense la Franc-tireuse ?

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