Longuet, tollet !

Mercredi 10 mars 2010 à 10h00

Le président du groupe UMP au Sénat a-t-il fumé la moquette ? Le non-lieu dont il vient de bénéficier dans l’affaire du Parti Républicain, après 15 ans de procédure, aura-t-il agi sur son cerveau comme un champignon hallucinogène ? Ou comme du penthotal qui révèle au grand jour l’indicible vérité ? En disqualifiant Malek Boutih de la présidence de la Halde, au motif qu’il n’appartiendrait pas au « corps français traditionnel », Longuet a fait fort. Très fort. Tollé à gauche, on s’en doute. Mais consternation à droite, également. Personne n’avait vu le coup venir ! Et surtout pas Sarko, furieux de tant de bêtise, à quelques jours du premier tour des régionales. Et qu’on ne nous dise pas que cela faisait partie d’une tactique anti-Le Pen très « sioux », pour capter les voix du Front National. Personne n’y croirait. Comprenant son énorme bourde, Longuet a tenté d’édulcorer et d’expliciter son propos. En fait, s’il préfère un « vieux bourgeois protestant » à un beur parfaitement intégré, c’est parce que « le fait d’être socialiste ne donne pas un droit absolu à présider un organisme de l’Etat français. » En clair, ras-le-bol, l’ouverture… Mais Schweitzer, justement, il n’a pas été directeur de cabinet d’un certain… Laurent Fabius ? Bref, le raisonnement est complètement foireux. Et Longuet n’est pas près de présider un organisme bien français…

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