Sarko et le cul des vaches

Samedi 06 mars 2010 à 18h59

Clap de fin. La grande farce du Salon de l’Agriculture s’achève donc aujourd’hui avec la visite matinale de Nicolas Sarkozy. Que n’aura-t-on écrit sur sa « non-inauguration » ? Combien de papiers, de réactions, de commentaires, sur ce qui reste, quand même, un non-événement absolu : le président de la République a préféré clore plutôt que de lancer la 47ème Grande Ferme de la Porte de Versailles à Paris. La belle affaire ! Les grands mots sont aussitôt sortis : mise à mal d’un « rite républicain », nous dit-on, sans rire. Et surtout sans vérifier que François Mitterrand, par exemple, n’y a jamais mis les pieds.

Mais voilà, il y a eu Chirac, et ses longues heures passées, chaque année, à flatter le cul des vaches de Salers et autres races. Avec son incroyable popularité (politiquement post mortem), l’ancien président aurait donc sanctuarisé l’inauguration du Salon, et le nouveau président commis un crime de lèse majesté en dérogeant à cette règle. Du coup, Villepin a flairé l’ouverture, puisqu’il a passé la bagatelle de 9 heures dans les allées de la Porte de Versailles. Quant à Martine Aubry, elle nous a parlé de ses racines paysannes qu’on n’avait jusqu’à présent pas tellement remarquées (Jacques Delors, éleveur de moutons malgré lui ?) Pour éviter de perdre ses derniers points de popularité, Nicolas Sarkozy n’avait donc d’autre solution que d’annoncer de nouvelles aides financières au monde agricole en crise. Incarnant, une nouvelle fois, la figure de la « grande semeuse » (d’argent public) très appropriée au Salon de l’Agriculture.

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